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ALESIA Bibliographie et Controverse toujours d'actualité en 2010
Toujours sollicité sur un sujet passionnant et brûlant quoique très ancien Alésia, la polémique enfle. La localisation de cette déroutante bataille n'en finit pas de ternir l'image de notre Histoire, dommage. La construction du muséo-parc  artificiel n'est pas prête de refroidir les ardeurs bien au contraire... Renseignez-vous et comparez. 
 
Pour les amateurs éclairés, voici une liste dont je ne ferais pas de commentaire en ce moment et  pour cause ... Pour la plupart, ces ouvrages sont disponibles ou épuisés (voir) à la FNAC, DECITRE et Chapitre.com... Voir sur eBay ou Rare-book

BIBLIOGRAPHIE ET CONTROVERSE sur ALESIA
   
LA GUERRE DES GAULES
(évidemment) par Jules César et les fanfaronnades de Napoléon III...
 
                                          
LES CELTES : Histoire et dictionnaire par Wenceslas Kruta; Un des ouvrages de référence pour tous ceux qui s'intéressent aux Celtes, l'architecture de la deuxième partie de la page accueil s'en inspire largement. LES GAULOIS EN GUERRE : Alain Deyber TRESORS DES PRINCES CELTES : Galerie nationale du grand palais LES NOMS D’ORIGINE GAULOISE : La Gaule des combats par Jacques Lacroix; LES NOMS D’ORIGINE GAULOISE : La Gaule des dieux par Jacques Lacroix LES NOMS D’ORIGINE GAULOISE : La Gaule des activités économiques par Jacques Lacroix NOMS DE LIEUX DE BOURGOGNE par Gérard Taverdet NOMS DE LIEUX DU DOUBS par Gérard Taverdet NOMS DE LIEUX DE FRANCHE-COMTE : Introduction à la toponymie par François Lassus et Gérard Taverdet L'HISTOIRE INTERDITE : Par Franck Ferrand Essentiel en terme de vulgarisation sur la polémique d’Alésia, 20 pages pour expliquer l'origine de cette polémique, 20 pages pour expliquer : pourquoi Chaux-des-Crotenay !
ALESIA : Fouilles et recherches Franco-allemandes sur les travaux militaires romains autour du mont-Auxois (1991-1997) sous la direction de M.Reddé et S. Von Schnurbein .
LE GENIE MILITAIRE de Vercingétorix et le MYTHE ALISE ALESIA de René POTIER; ALESIA : Chaux-des-Crotenay par Jacques Berger; ALESIA : Architecture et histoire par Joël Le Gall; ALESIA ET LES RUSES DE CESAR par Jérôme Carcopino; ALESIA : Citadelle Jurassienne par Danielle Porte; A LA RECHERCHE D’ALESIA : Suivons César par Paul René Machin ALESIA; L’archéologie face à l’imaginaire par Michel Reddé
ALESIA : André Berthier / André Wartelle; LE SANG GAULOIS DU PILAT A ALESIA : Contre-enquête de Christian Rollat; LES ESCARGOTS DE LA MULUCCHA : véridique découverte d’Alésia. Antoinette Brenet; ALESIA la vérité cachée dans les textes Pierre AYMARD;  LES MANDUBIENS ET LEUR ALESIA : thèse Alésia-Salins par Pierre Jeandot; L’IMPOSTURE ALESIA : Danielle Porte; VERCINGETORIX : Paul M.Martin; LE DOSSIER VERCINGETORIX : Christian Goudineau;  LA LANGUE GAULOISE par Pierre-Yves Lambert; LES INDO-EUROPEENS par Bernard Sergent DES STEPPES AUX OCEANS : L’indo-européens et les indo-européens par André Martinet AGES DU FER DANS LE JURA ET SES MARGES : Actes du XXIX e colloque international de l’AFEAF (2005). 2 volumes ARCHEOLOGIA N°381 Septembre 2001 : Chavéria / découverte exceptionnelle grand mausolée Gaulois ELEUSIS ALESIA : Enquête sur les origines de la civilisation indo-européenne par Xavier Guichard LES GAULOIS d’Albert Grenier GAFFIOT : Dictionnaire Latin Français; DICTIONNAIRE Historique de LA GAULE des origines à Clovis de Jean-Pierre Picot. 
31 Aoû 2010
La 9ème édition de la FETE de la CHEVRE à La VALLA EN GIER dimanche 29 août a été un succès

"Ah! qu'elle était jolie la petite chèvre de M. Seguin! Qu'elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants..."


REPORTAGE en deux parties avant et après la fête......

Pour les gourmets à la recherche des fins produits du terroir du Parc Régional Naturel du Pilat, un rendez-vous à ne pas  manquer...  Dimanche, tout le village va revêtir ses plus beaux atours, avec des nouveautés cette année, dont je tairais la primeur. Laissons un peu mijoter ... les aviculteurs ont répondu présents. 
Agréablement surpris par l'accueil de ses organisateurs en 2009, je réitère en 2010 ma venue avec mon dernier livre sur les Années folles et la Garçonne  axé sur l'avénement du féminisme...

Je ne l'avais pas lors de la précédente édition de la Fête des chèvres à La Valla. Je vous donne rendez-vous près du parvis de l'église pour "papoter" sur l'histoire de cette région si riche en anecdotes du temps passé. Le soleil va être de la partie alors entre un bout de fromage de chèvres, une petite cuillerée de miel arrosé l'un ou l'autre par un petit Côte du Rhône ou du Forez, faites vous plaisir... Les enfants ne sont pas oubliés, ils auront droit à un mini salon de l'agriculture avec les animaux de la ferme... Pas un seul endroit de disponible pour stationner les véhicules à proximité, le déplacement est assuré et les piétons seront rois !

En guise de découverte et de prise de tête je vous propose celle-ci, que j'avais oublié un jour dans un coin de mon fichier... Un visage (de chérubin) enchassé dans un mur d'habitation  comme on en trouve encore parfois dans le Pilat.
Tout comme celle ci-dessous,  dans un autre lieu du Pilat très connu... A noter qu'il s'agit d'une tête récupérée dont la légende a été ajoutée lors du réemploi. Connaissez-vous le lieu ?  Si oui mettez-le en commentaire.

Et pour tester vos connaissances en matière de patrimoine, une petite dernière toujours dans le Parc régional Naturel du Pilat... idem que pour la précédente indiquez la commune en commentaire. 
 

LES ECHOS DE LA Fête en photos le lundi en reportage...


La potière du cru toujours fidèle à cette manifestion...

Le peintre sur pîerre, une originalité pas dénuée de charme...

la créatrice de bijoux artisanaux ... dans son élèment

Le vannier, une connaissance familière ...et en sabots ! Dessous, une nichée de paniers ...


Le trio incontournable que l'on apprécie dans ce genre de manifestation ...

L'éleveur de pigeons voyageurs venus de l'étranger pour ouvrir ses cages en fin d'après-midi ... Bonne route ! 
Question pour une championne: "combien de fromages une chèvre peut-elle produire en une année ?"
 

Je ne le présente pas, vous avez deviné...  

La traditionelle fanfare régionale sans qui les fêtes n'existeraient pas comme telles dans lePilat...

Et le plus beau de toute la contrée ... C'est lui ?  

Non c'est moi ! (toutes mes photos sont protégées si vous êtes intéressé notez la référence du blog).
27 Aoû 2010
DARGOIRE, péril en la demeure ... un des derniers fleurons de la vallée du Gier va-t-il disparaître ?


1ère PARTIE le bon côté ...
Connaissez-vous Dargoire, ce petit village à l'extrême pointe du département de la Loire à quelques lieux de Rive- de-Gier, mitoyen à Tartaras, St-Jean-de-Toulas qui fut jadis son annexe. Le désir de voir de plus près, en détail sa petite église, qu'une dame de l'auberge au bas du bourg m'avait signalé voici 2 ans lors de la sortie de mon Tome 2 de l'Affaire Roussillon dans la Tragédie Templière (*) m'a finalement poussé à m'y arrêter enfin.
(*) 
 que j'ai d'ailleurs illustré d'une carte photo des années autour de 1905.
En perspective d'un nouvel ouvrage en cours, mon instinct m'a guidé dimanche dernier à voir de plus près cette construction, que l'on regarde d'habitude en passant d'un oeil distrait. Identifer les périples de son architecture, les symboles qui ne manquent pas en pareille occasion m"a occupé une bonne heure. Je précise au passage, pour les non avertis, que le héros de mes ouvrages historiques et référencés, est Guillaume de Roussillon, suzerain par la branche paternelle de Dargoire, Chateauneuf, Riverie et Mannevieux (aussi en ruine qui sert de carrière aux riverains) au milieu du 13ème (*) dans ce coin que l'on croit perdu aujourd'hui de la vallée du Gier, mais atypique au regard de son passé exceptionnel. Vous comprendrez pleinement ma curiosité en effectuant un détour à la Chartreuse de Ste-Croix en Jarez toute proche.

(*) Il est à noter que la plus ancienne origine connue émane de l'alliance d'une Dame de la Colonge Charpinel avec le seigneur Girard de Roussillon, puis ensuite de l'alliance avec une De Glane.

J'ai donc suivi les panneaux et après avoir dépassé St-Romain-en-Gier, on tourne à droite après la Fléchette en venant de Givors . Arrivé dans le petit bourg, vous êtes conquis par l'ancienne entrée féodale à gauche près de l'auberge. Image majestueuse avec le pourtour toujours bien visible du chemin des  remparts et après ....

...trouver la bonne ruelle sans indication de distance (800m) vous utilisez votre véhicule et arrivez sur les sommets où trône majestueusement l'église ... attention prévoir la marche arrière.
 

Attention aux culs de sac. J'avoue ne pas avoir été déçu par le déplacement somme toute intuitif et pour deux raisons dont une que je n'attendais pas:
- La petite chapelle que l'on décrit du 15ème (je dirais personnellement fin du 14ème peut-être) mérite amplement le détour avec son architecture modeste certes mais rare en milieu rural après 500 ans; un style gothique flamboyant très prononcé dont les vitraux pour la plupart ont été changé plusieurs fois depuis et encore récemment malheureusement pour certains (50/60ans). Si certains n'ont pas une grande valeur marchande, pour les autochtones ce sont les leurs et ils y tiennent car ils leur parlent de leur jeunesse. 

Il faut dire que le vassal de ce lieu avait pris le soin de doter l'église de symboles héraldiques et qu'elle  est reconstruite en belvédère sur un oppidum. L'église primaire devait être incluse dans la périphérie du château... Question grandeur, elle devait satisfaire les paroissiens et elle porte la marque de fabrique sur les pourtours que bizarrement personne ne songe à sauvegarder ! (en apparence). Ci-après l'empreinte du suzerain avec les 3 vassaux qui ont du participer à l'édification de l'église et qui se partageaient la juridiction des lieux à une époque où Dargoire rayonnait dans la vallée du Gier. Le bourg devait posséder son "hospital" et sa prison dans la partie la plus haute, le donjon du château. La translation de cette seigneurie ancestrale à l'Eglise de Lyon par la dernière descendante des Roussillon, Isabeau d'Harcourt veuve d'Humbert VII de Thoire-Villars seigneur d'Annonay eut lieu en 1443 (*). Dargoire eut alors un obéancier du Chapitre de St-Jean de Lyon de la même manière que Givors avec le château de Saint-Gérald. Dargoire après avoir connu la peste, eut à souffrir des guerres de religion à la fin du 16ème siècle. 

(*) Isabeau était la petite fille d'Aymar de Roussillon d'Annonay, lui-même fils d'Artaud, et petit-fils donc de Guillaume et Béatrix de Roussillon.     

J'ai donc effectuer un reportage photos où il a fallu évidemment renoncer à voir l'intérieur car il est aujourd'hui interdit au public de pousser la porte  pour cause  de sécurité (on peut le comprendre) !

- La deuxième raison de cette bénéfique visite est, que la chapelle risque de disparaître du jour au lendemain dans un nuage de fumée .... Et là ce sera triste.
    tout va s'envoler comme ces petits détails insignifiants que l'on ne voit plus tant qu'on les côtoie... et après
 
... C'est une partie de vous-même qui s'éteint... faites l'expérience: à votre avis pourquoi de plus en plus de monde effectue des recherches généalogiques au décès du dernier grand-parent ? Le progrès va trop vite !
Oui vous avez bien lu et j'ai découvert comme vous stupéfait ce dilemne
 
Alors que l'on nous ressasse de protéger l'environnement et le patrimoine rural, des intêrets impromptus  viennent interférer et polluer la communication. Membre et correspondant du pré-inventaire du Département du Rhône, j'ai maintes fois l'occasion de vérifier cet état de fait, ou dès que vous avez tourné le dos, le mal est consommé et les contraintes administratives dissuadent les élus. Comprenant la responsabilité qui incombe aujourd'hui aux maires en cas de pépins, on ne peut pas non plus attendre l'arme au pied, rester indifférent. D'où cette bouteille jetée à la mer avec cet article. Pour ce faire, j'ai rédigé une première partie attrayante pour vous montrer ce qui mérite d'être sauvegarder en urgence... Comment peut-on rester insensible, attendre impassible qu'elle tombe de sa belle mort dans les mois ou semaines qui arrivent sans calendrier précis dans le vrai sens du terme ? 
Les faits sont ainsi et au regard des  informations que j'ai pu glaner çà et là en très peu de temps ... J'ai eu le sentiment sans oser dire conviction, que sa mort était programmée depuis belle lurette. Son état pitoyable nécessite que l'on s'affole un peu ... Il est vrai qu'en pareille situation, il ne sera pas évident d'assumer les effets de l'après "l'église" si elle est subitement rayée de la carte sans rien avoir récupéré.
Tout ou rien a été fait pour éviter sa démolition ! Pourquoi avoir laisser perdurer les gouttières ? Barricader superficiellement le site n'est pas une sauvegarde mais un parapluie percé. Il n'empêche pas le glissement de terrain. Il permet de  se mettre à l'abri au regard d'une responsabilité civile et pénale surtout aujourd'hui alors qu'un diagnostic structurel est tombé. J'y reviendrais car il est à mon humble avis partial ou manque de clarté. Pour l'heure, je vous ai montré quelques photos, le bon côté des choses pour vous mettre dans le bain. Je ferai une suite dans les prochaines lignes avec plus amples détails. En attendant allez la voir avant qu'elle disparaisse du paysage.

2ème PARTIE le revers de la médaille


Un rapport accablant non chiffré, il y a là une lacune... Tout est vague à vous de juger. Les tailleurs de pierres vont se régaler ...

Sur cette photo, le vide qui débute à moins de 5m à droite  avec une pente à près de 45%
 
N'occultons rien le mal est dans la plaie, mais depuis le 29 juin que se passe-t-il ?

Les gouttières entretiennent le dilemne et ne tarderont pas à vaincre la résistance de cette petite église abandonnée par les autorités même écclésiastiques qui devraient alerter le Cardinal Barbarin très à l'aise avec les médias, qui comprend que les voeux pieux ne font plus guère recette. L'archevêque de Lyon ne doit pas ignorer que cette église a été construite avec la bénédiction de l'Eglise de Lyon et du Chapitre de St-Jean. Prenons le cas de l'église romane de Bans qui, il y a une quinzaine d'années commençait à céder sous le poids des ans. Elle a été restaurée même en l'absence de messe dominicale depuis une ou plusieurs décennies...   
Aucun bâtiment en France ou en Navarre ne résiste aux eaux de ruissellement... Et comme l'eau s'infiltre abondamment, elle détrempe progressivement les sols et la suite se passe de commentaire. Au fait les cloches ont-elles été descendues  ?
23 Aoû 2010
Admin · 19 vues · 1 commentaire
TEMPLIERS, Vienne et Saint-Romain-en-Gal (69) que dit l'histoire

Au mot  "templier" suit très traditionnellement le mot "richesse" et "martyr" . Vouloir le mêler à toutes les sauces,  procès, cupidité, hérésie, sodomie, bûcher, sans parler de ces soi-disant trésors enfouis au plus profond des entrailles de la terre, fait dresser les oreilles. Le tollé qu'a suscité à l'époque médiévale le martyr de ces innocents, pratiqué entre 1307 et 1314 débutant avec Guillaume de Nogaret s'est très vitre propagé avec les Inquisteurs sous la conduite du chapelain du roi de France, et là, on a dépassé toutes les limites physiques qu'un homme peut supporter ...
Sous la torture qui résiste ? Personne, vous obtenez tous les aveux verbaux ou écrits. 
Et aujourd'hui la ville de Vienne implicitement mélée à la couardise d'un pape, le fait d'avoir tenu entre ses murs le plus inutile Concile de la Chrétienté de 1311 à 1312. 
Vouloir commémorer après 700 ans cet évènement en pensant qu'il sera un remède salvateur pour la ville et faire croire qu'il rehaussera son prestige est pour le  moins surprenant pour qui a parcouru un peu l'histoire. 
                    A n'y rien comprendre :
- soit les édiles interprétent l'histoire selon leur couleur politique et s'arrangent ,
- soit ils lancent le but en espérant récupérer l'effet médiatique en 2012
Dans les deux cas de figure où est la relation avec la suppression de l'Ordre du Temple ? 
Faut-il rappeler que l'on a exterminé sous la torture et le feu, des centaines et des centaines d'innocents sans que l'Eglise s'émeut.
Doit-on fêter cet évènement comme une victoire  ? Peu importe direz-vous, mais avouons tout de même que même de portée internationale, l'abolition de l'Ordre du Temple décrété unilatéralement par le Pape Clément V n'est toujours pas digérée en France et à Rome qui ne sait comment remettre le train sur les rails ...
Ce fut une mascarade, un non sens, un désaveu des pères du Concile envers ce pape malade, manipulé par le  roi de France Philippe IV le Bel sous couvert d'un chantage sur Boniface VIII (à voir ). Un pape atteint d'un népotisme outrancier auquel seul les Borgia disputèrent la primauté.
Ni plus, ni moins et Vienne n'a pas à s'énorgueillir  d'un fait aussi scandaleux, d'en faire un fromage que "le très haut n'entend que d'une oreille". J'y reviendrai en temps opportun en 2011, permettant de corriger les interprétations qui ne manqueront pas. Les textes relatifs au Concile existent encore !!!
Revenons à l'objet qui nous interpelle, le nom de Templier prété à St-Romain-en-Gal. Disons-le tout net qu'il n'y a jamais eu un seul poil de Templier sur le site.


Qu'un passionné ou non ai confondu, la croix de Malte avec celle des Templiers est  courant. 

La lecture du blason est devenu elle, inexploitable. Il reste en tout et pour tout qu'un magnifique bénitier à l'extérieur.
En fait St-Romain-en-Galles va prendre son essor sous Cluny au IX ème siècle, avec Saint Bernard sous la forme d'un prieuré bénédictin sur l'emplacement de l'église actuelle et d'une autre, près du Rhône au 13ème siècle, Sainte Férréol ou dénommé St-Jean. Faute de documents précis, je ferai  une brève conjecture pour envisager le lien avec la commanderie de Saint-Jean de Jérusalem certainement présente déjà au 13ème dont le commandeur nommait justement à la cure (le desservant). 
Aucune  mention de templier ne figure dans un cartulaire attribuant St-Romain à l'Ordre du Temple, ni aucune exaction commise sur des templiers conduits à Vienne (qui possèdait de solides prisons) ou ailleurs, le jour tristement célèbre du vendredi 13 octobre 1307...
Par contre en mai 1312, les 3/4 des biens templiers sont alloués en France aux Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem devenus depuis peu, chevaliers de Rhodes en 1307 (3 ans de lutte) après leur translation forcée de Chypre. Ils vont se reconvertir en marins redoutables, "les galères de la religion" vont écumer la méditerranée (*).

(*) Les Hospitaliers ont considérablement renforcé leur postion en Occident, multipliés par 3 environ leurs revenus immobiliers après la dissolution des Templiers, dont ils accaparèrent les biens sans rechigner. Le fameux enclos du Temple à Paris que Philippe IV le Bel croyait pouvoir conserver leur a été donné, et deviendra désormais le siège de l'Ordre du grand prieuré de France jusqu'à la Révolution.
   

Délogés à nouveau par les turcs en la personne de Soliman le magnifique qui accorde la vie sauve aux rescapés, contraints ils quittent Rhodes le 1 janvier 1523. Après une errance volontaire en Sardaigne, le duc de Savoie leur offrira un transit à Villefranche (sur Mer) et Nice appartenant à la Savoie sous la bénédiction de Clément VII (ancien hospitalier lui-même). A noter qu'il ne rentre pas en France, l'exemple des Templiers et de Jacques de Molay sous Philippe le Bel n'avait pas été oublié...
Ceci ne va pas du tout plaire à François Ier on s'en doute. Le 8 octobre 1527, le grand commandeur Philippe de Villiers de l'Isle d'Adam habitait encore Villefranche... Les chevaliers qui ont atteint une toute autre dimension guerrière un tantinet "pirates des mers" pour se procurer des esclaves vont accepter bon gré mal gré, avec le soutien de Charles Quint, de quitter la Savoie et iront prendre possession de l'île de Malte inféodé en le 26 octobre 1530.
On voit à travers ces quelques lignes, que la confusion est facile pour établir les liens ou non à travers les différents périples vécus par les Ordres religieux et militaires depuis l'époque médiévale.



L'église actuelle ne correspond pas
à la configuration antérieure au 16ème. L'orientation du choeur est totalement inversé et non à l'est. Elle conserve malgré tout quelques beaux vestiges de style roman à méditer et à voir.

La paroisse de St-Romain-en-Gal
et sa commanderie furent incendiées par les protestants comme beaucoup d'autres bâtiments pendant les guerres de religion ainsi qu'au même moment le moulin en épi sur le Rhône. appartenant au seigneur d'Ampuis.  En tout état de cause, l'Ordre de Malte ou auparavant les Hospitaliers de St-Jean de Jerusalem ont résidé sur le site de St-Romain-en-Gal jusqu'à la Révolution ou tout du moins jusqu'à la vente des biens nationaux en 1791, soit pendant  560 ans environ.
Fidèle à la royauté, l'ïle de Malte elle, tomba sous la dépendance de la France et des nouveaux "révolutionnaires" si l'on peut dire, avec l'armée de Napoléon en route pour l'Egypte le 6 juin 1798.
 
D'ailleurs à ce titre je vous propose une autre énigme: comment expliquer la présence des croix Templières sur les 3 caravelles de Christophe Colomb, la Galleja entièrement pontée rebaptisée la Santa-Maria, la Pinta et la Nina  alors que l'Ordre du Temple n'existait plus depuis 180 ans ?
Comment l'Eglise a-t-elle pu tolérer la présence des croix pattées sur les voiles de misaines de ce navigateur ? L'extension du christianisme en Amérique du Sud en jouant sur les deux tableaux "portuguais et espagnols" n'explique pas tout? Le roi du Portugual n'avait pas digéré l'affront fait par Colomb en offrant ses services au plus offrant, Isabelle de Castille... alors que l'Ordre de Montesa, de Calatrava, de Rhodes existaient pourtant ! La France empétrée sous les Valois dans ses querelles de succession en 1492 ne vit venir aucun messager et pour cause. 
21 Aoû 2010
CHALMAZEL dans le Forez proche de SAIL sous COUZAN le pays d'Aimé Jacquet comme l'indique les panneaux, a réussi sa VIème fête Médiéviale, un cru d'exception cette année comme le Tour de France 2010
 

Il faut dire que les organisateurs locaux, plus de 120 bénévoles sans compter les enfants pour un village de 500 habitants qui lutte pour enrayer la chute de sa démographie, n'ont pas hésité à retrousser les manches avec le sourire... le résultat est là, on a présenté un très joli spectacle non stop de qualité dès 10h 15 le dimanche. Pour participer à diverses manifestations et par ce fait pouvoir comparer: chapeau ! Le public a répondu présent (les 3000 personnes en deux jours sont-elles atteintes ?), mieux la fin était annoncée pour 18h, à 30 la fête battait encore son plein... Les troupes étaient déchainées et les yeux n'en perdaient pas une miette ... Résultat, on n'a pu ranger qu'à 18h45, mais tant mieux. Entre deux dédicaces et causerie non stop un auditoire "curieux à souhait", j'ai pris la peine de réaliser un petit reportage photo en souvenir que vous parcourez (*).
C'est un moindre mal, il vous donnera des idées de sorties pour ce genre de manifestation qui explose en 2010. Le médiéval a le vent en poupe, est-ce la recherche d'un retour aux vraies valeurs, aux produits naturels "le bio", aux coutumes ancestrales qui en plus à travers de merveilleux costumes vous replongent dans un passé proche en quelques heures.

(*) l'ouverture très réussie du défilé m'a incité à faire  de diaporama.


Les troupes qui étaient à pied d'oeuvre se rencontrent occasionellement depuis quelques années à la fête "au Roi de l'Oiseau du Puy" en Velay et par ce fait, s'articulent très bien ensemble. Elles respectent autant que faire se peut le déroulement du programme. 

1- WARAOK une Fanfare tribale venue de Bretagne avec des chapeaux ronds et qui trinquent pas mal 

... maniant le hautbois, grosse caisse, cornemuse, sonnailles sur les vêtements et les tambours... qui animent les bals médiévaux et font danser le public


2- La compagnie du CLAIR OBSCUR... venus de Dijon 9 saltimbanques au look dévastateur. Avec eux paradoxalement, la moutarde ne peut pas vous monter au nez ! Une équipe dynamique, sympa et soudée qui s'amuse autant que le public en improvisant au gré des réactions de l'applaudimètre...Musiciens, chanteurs, comédiens de talents, jongleurs de génie, échassiers mettent en scène des scénaris hilarants qui recueillent l'adhésion des plus sombres !




3- MARAZULA ... l'incontournable troupe de Chalmazel composée de 26 personnes. Pas mal non pour un village qui s'anime autant l'hiver (avec le ski comme au Bessat) que l'été ! La preuve avec ses fêtes et les visites de son château médiéval. La troupe de Chalmazel n'a plus de secret pour les farandoles, branles, pavanes gaillardes, et gavottes... Las ou lasse, on s'arrête, le public en redemande.  

4- La Compagnie AU FIL DU VENT d'Aubervilliers .... pratique un art très particulier: danser sur un fil tendu à 2m de hauteur au son des instruments d'époque et de chants ancestraux rythmiques venus subrepticement d'ailleurs. Un pur bonheur qui faisait retenir le souffle des spectateurs et au signe, applaudir en cadence.


 

5- L'OST du PHENIX de Montrond les Bains, presque des voisins, 25 soldatesques, où les femmes étaient bien représentées qui ont installé leur camp médiéval dès le samedi matin et qui se sont défier à l'épée dès le samedi après-midi. Jeux ludiques d'autrefois, expositions de matériels, d'armes, coutumes et vie de jadis avec la cuisine d'antan !
6- Les Francs ARCHERS du Forez ... 15 personnes  venues de Montbrison qui démontrèrent une adresse à toute épreuve sur des cibles imageant des animaux chassés à cette époque... Tuer un sanglier, un ours ou un loup en carton ne doit pas donner la même impression qu'à l'époque, ou le droit à l'erreur n'existait pas... Tout comme la simulation de combats sur cibles vivantes en armures au loin. La France a toujours été quoi qu'on en dise à la traîne en matière d'archerie. Pour preuve les Anglais qui nous ont complétement décimés avec leurs archers à la bataille de Crécy.

7- Les JURAJALI, des saltimbaques passés maître dans la jonglerie cloturèrent la 6ème fête ...

Je ne pouvais par clôre ce chapitre sans montrer mes proches voisins et voisines: le forgeron ambulant et son petit commis très fiers de figurer sur la photo "elle pête cette photo" m'a-t-il dit

les vanniers, Annie et Jacques venus de Puy-Guillaume 

le sabotier

la bourrelière (travail sur cuir) 

et le tailleur ou couleur de pierre devons-nous dire qui dans le vieux-Lyon reproduit l'art médiéval sur pierres reconstituées...

et enfin pour terminer une vue partielle du public dans ce cirque improvisé pendant deux jours qui je crois a regalé petits et grands ...

26 Jul 2010

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