Aigues mortes, une ville fortifiée !
(à partir du 13ème siècle)
En complément, ci-après ce reportage de 2010 intéressant de Freddy Mulongo concernant Aigues-Mortes et que vous pouvez découvrir sur internet…en tapant Aigues-Mortes sur Google
"Bourlingueur, j'ai la bougeotte. J'aime
flâner pour découvrir les choses, les endroits que je ne connais pas. J'ai
beaucoup aimé Aigues mortes, une ville fortifiée. Lorsqu'au restaurant
"Les Capucins" qui jouxte l'Eglise portant le même nom, je commande
le bifteck du taureau avec beaucoup d'appréhension, je m'attends à une viande
trop dure étant donné dans mon subconscient des images de la tauromachie se
précipitent: un taureau noir s'attaquant à un torero malgré les fléchettes
pointées dans son corps ! La viande de taureau tendre fend toute seule dans la
bouche Aigues-Mortes est une commune française, située dans le département du
Gard et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants s'appellent les
Aigues-Mortais et Aigues-Mortaises. Par le réseau routier, Aigues-Mortes est
située à 35 km environ de Nîmes (Préfecture du
Gard) et 30 km de Montpellier (Hérault). À vol d'oiseau : 32,5 km de Nîmes et
26 km de Montpellier.
Le territoire communal est composé d'une
partie de la plaine humide et des étangs de Petite Camargue. Il est séparé du
golfe du Lion (mer Méditerranée) par la commune du Grau-du-Roi. Aigues-Mortes
est cependant reliée à la mer par le canal du Grau-du-Roi.
1240 Saint Louis décide la construction
d’une ville aux portes de son royaume afin de s’ouvrir un accès sur la
Méditerranée. Ce sera ici, à Aigues-Mortes, dans un pays fait de marais, de
sable et d’eau. Sept siècles plus tard, les fortifications dominent toujours la
Camargue, offrant un des ensembles d’architecture médiévale les mieux conservés
de France.
Le nom d’Aigues-Mortes provient des marais
et des étangs qui s'étendaient autour du village : Aquae Mortuae (1248) en
latin, Aigas Mòrtas en occitan), qui signifie eaux mortes, c'est-à-dire
stagnantes et vient aussi du fait qu'il n'y a jamais de vives eaux à
Aigues-Mortes. Roi. De même en Occitan, "Grau" signifie un "étang avec bief". Ainsi "Grau du Roy" signifie en français "L'étang du Roi".
Un Romain du nom de Peccius aménage les
premiers marais salins et donne son nom au marais du Peccais.
En 791, Charlemagne fait ériger la tour
Matafère, au milieu des marécages, pour la sûreté des pêcheurs et des ouvriers
des salins. Certains avancent que la signalisation et la transmission des
nouvelles n’étaient pas étrangères à l’édification de cette tour destinée à
donner l’alerte, en cas d’arrivée d’une flotte, à la tour Magne, à Nîmes.
La vocation de cette tour passe du plan
guerrier au plan spirituel quand Charlemagne l’octroi à l’abbaye de
Bénédictins, consacrés à l’Opus Dei (l'œuvre de Dieu) et dont les incessantes
psalmodies, de jour comme de nuit, font désigner leur couvent du titre de
Psalmody ou Psalmodi. Ce couvent existe en 812, comme le confirme un acte de
dotation faite par le Nîmois Badila à l’abbaye.
À cette époque, les habitants, qui vivent
dans des cabanes en roseau, tirent leur subsistance de la pêche, de la chasse
et de la production du sel produit dans différents petits marais salants en
bordure de mer. La région est alors sous la domination des moines de l'abbaye
de Psalmodie.
En 1240, Louis IX s'intéresse à la
position stratégique que représente ce lieu pour son royaume. À cette époque,
Marseille appartient à son frère Charles d'Anjou, roi de Naples, Agde au Comte
de Toulouse et Montpellier au roi d'Aragon. Louis IX souhaite un accès direct à
la mer Méditerranée. Il obtint des moines de l'Abbaye la ville et les terres
alentours par échange de propriétés. Les habitants sont exemptés de la gabelle,
impôt prélevé sur le sel qu'ils peuvent prendre sans contrainte.
Il construit une route entre les marais et
y bâtit la tour Carbonnière pour servir de tour de guet et ainsi protéger
l'accès à la ville. Il construit ensuite la tour de Constance pour abriter sa
garnison. En 1272, le fils et successeur de Louis IX, Philippe le Hardi,
ordonne la poursuite de la construction de remparts pour ceinturer complètement
la petite ville. Les travaux ne s’achèveront que 30 ans plus tard.
C'est de cette ville que Louis IX part par
deux fois pour les Croisades : la septième croisade en 1248 et la huitième
croisade en 1270 pour Tunis, où il meurt de dysenterie.
La ville d'Aigues-Mortes voulant perpétuer
le plus glorieux souvenir de ses annales a élevé cette statue dans le lieu
témoin de l'embarquement de ce héros chrétien pour la VI et VIII croisade.
En 1849 : la statue de St-Louis
(Louis IX de son vivant au moment des deux croisades), œuvre du sculpteur
Pradier, est inaugurée. A cette époque la statue est entourée de grilles. La
ville n'a pas de fontaine et les habitants doivent aller chercher l'eau à
l'extérieur des remparts. 1896 sera l'année de l'adduction d'eau. En effet,
cette année-là, la ville obtient enfin sa fontaine. Quatre dauphins et vasques
seront ajoutés au socle de la statue. Les habitants n'auront plus besoin
d'aller remplir les cruches à l'extérieur de la ville.
1975 : Les grilles autour de la statue
sont enlevées et servent désormais de clôture chez un particulier. Pour les
retrouver, faites donc un petit tour du côté du boulevard intérieur ouest ...
Tous les ans, la ville fête le printemps en fleurissant la place Saint Louis.
1270 :constitue à tort, pour beaucoup
d'historiens (*), la dernière étape d'un processus engagé à la fin du XIe
siècle. Le jugement est hâtif car le transfert de croisés ou de mercenaires à
partir du port d'Aigues-Mortes a continué. L'ordonnance donnée en 1275 au chevalier Guillaume de Roussillon par Philippe III le Hardi et le pape Grégoire X après
le concile de Lyon de 1274 en guise de renfort à Saint-Jean d'Acre en Orient,
démontre que l'activité maritime y perdure toujours en vue d'une neuvième
croisade qui n'aura jamais lieu (ordonnance royale donnée à Guillaume de Roussillon en
1275 - (Roger, La noblesse de France aux croisades, p 158; Christian Rollat L'Affaire Guillaume de Roussillon dans la
Tragédie Templière du Pilat à Aigues Mortes)1274/1312. Tome 1
De ce fait de 1270 découle la croyance populaire voulant que la mer
atteigne Aigues-Mortes à cette époque.
En fait, comme le confirment les études de l'ingénieur Charles Léon Dombre,
l'ensemble du port d'Aigues-Mortes comprenait le port proprement dit, qui se
trouvait dans l'étang de la Marette, le Canal-Viel et le Grau-Louis, le
Canal-Viel étant le chenal d'accès à la mer".

(*) et qu'une poignée s'arc-boute localement sur les anciens
ouvrages du 19ème siècle sans sortir des remparts quitte à pénaliser l'Histoire d'Aigues-Mortes, sans jamais comprendre que l'histoire évolue sans cesse grâce aux médiévistes et notamment ceux de la Sorbonne; ce n’est pourtant pas faute de les avoir prévenus lorsque
j’ai publié L’Affaire
Roussillon dans la Tragédie Templière en 2006 pour la fête de la Saint-Louis,
réédité depuis et rafraîchi en 2008, je voulais à l’époque réserver la
primeur à la ville et leur faire comprendre que l'HISTOIRE EVOLUAIT...sans eux ! le Tome 2 de l’Affaire Roussillon Le contrat de la Fauconnerie
du Temple est sorti fin 2008 et depuis également, l’OMBRE du TEMPLE en 2011 (C.ROLLAT).
Prenez le train en gare de Nîmes ... LA NAVETTE journalière vous conduira encore au Grau du roi avec une halte à Aigues-Mortes. Allez voir si les grilles sont toujours à la même place !
18/01/2012 @ 08:23:37
par VIGIE
Un ...
14/01/2012 @ 08:56:19
par LANVIN
...
07/01/2012 @ 09:13:17
par VIGIE
Merci encore Christian de ton invitation. ...
05/01/2012 @ 19:12:00
par deloire
Bonjour Nouvelle sur le site. Est-t-il possible ...
09/12/2011 @ 09:42:19
par mireille