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    L'Histoire du fusillé pour l'Exemple Jean-Julien Chapelant continue en Octobre 2018

    Les Poilus de la Grande guerre à travers le cas Chapelant

    Où en sommes-nous en  2018 ?

     

    En cette dernière année des commémorations de la Grande Guerre qui devait être la dernière, où peu de familles furent épargnées par ce conflit mondial, il était logique que je vous livre quelques  actualités sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur : le cas du sous-lieutenant Jean-Julien Chapelant qui était originaire d’Ampuis (69). J’ai souvent été prêt d’abdiquer, aussi je dois reconnaitre que la compréhension du Président Général du Souvenir Français m’a souvent motivé à poursuivre mon enquête quoiqu’il arrive… Pour ceux qui ont suivi et lu mes ouvrages, ils ont compris que face à cette affaire sordide, d’un fusillé réellement innocent on ne pouvait pas reculer. Chapelant est un symbole pour les Poilus un fusible que les officiers supérieurs quil’ ont sacrifié alors qu’il aurait dû être décoré.  Je ne suis pas naïf, je vous rassure ET LES PREUVES continuent de s’accumuler en  2018.

    J’ai été sensibilisé par Chapelant grâce à mon grand-père qui servait dans la même arme, même compagnie de mitrailleuses dans un autre régiment et en  plus ils avaient 6 mois d’écarts. Habitant à quelques kilomètres d’Ampuis, j’avais lu récit de l’instituteur d’Ampuis qui m’avait révélé sa tragique fin.  Tenu continuellement en éveil depuis, comme vous avez pu en juger à travers mes deux publications, la presse t la télé, il réside à Ampuis quelques lacunes dont je peux expliquer la raison.

    Comment expliquer la présence d’un courrier officiel reçu en mairie  en 1915, alors que le maire d’AMPUIS Jean-François Razuret transcrira et signera le 23 novembre  1915 à  cinq heures du soir dans sa mairie. Comment expliquer que le secrétaire de mairie et instituteur  Trancy, puis le représentant de la ligue des Droits de l’Homme  Henri Quernut chargé de la défense de Chapelant aidé par le père même de Chapelant semblent en avoir ignoré l’existence ? Même le jour de l’inauguration du monument aux morts le 24 janvier 1926 à Ampuis,  le maire n’en fera pas mention. En bref il y a un cactus : il était à Conchy-les-Pots et on fera croire qu’il avait disparu à Beuvraignes. Un deuxième point plus simple à résoudre et le fait de rajouter son nom en dessous des autres morts pour la France dans l’église (la plaque est scéllée elle appartient donc à la municipalité à contrario des statuts qui appartiennent à  la paroisse.

    J’ai tenu avant de vous donner les dernières nouvelle, débuter cet article par la lettre d’un poilu qui a vécu un assassinat comme celui de Chapelat ; il  sait de quoi il parle.

    Chère femme,

    Je voulais t’écrire hier mais j’étais tellement fatigué et j’avais la tête sens dessus dessous que je n’ai pas eu le courage de la faire. Je vais te raconter en quelques mots la scène que nous avons assisté. Nous étions à Bully avant-hier soir on nous dit que le lendemain le réveil était à 2 heures, que nous allions passer la revue de notre vénérable général Joffre et d’être le plus propre possible. Si je m’étais attendu à ça, je me serais fait porter malade, j’aurais eu 8 jours de prison mais au moins je n’aurais pas assisté à un assassinat.

    Çà c’était vaguement dit : c’est pour une dégradation mais jamais je ne me serais attendu à une exécution. Nous sommes partis du cantonnement vers les 3 heures, on nous a conduits dans un parc. Là on nous a fait former en rectangle et en voyant le poteau nous avons compris mais trop tard à la scène que nous allions  assister. C’était pour fusiller un pauvre malheureux qui dans un moment de folie tant que nous étions à Lorette a quitté sa tranchée et à refuser d’y revenir.

    Vers 4h, deux autos arrivent, une portant le pauvre malheureux et l’autre les chefs qui avant l’exécution devaient lire les rapports le condamnant à la peine de mort. Il est arrivé entre deux gendarmes, a regardé en passant le poteau, puis à quelques pas plus loin on lui a bandé les yeux. Puis une fois la lecture faite on l’a conduit au poteau, où après avoir reçu les ordres de se mettre à genoux, il l’a fait sans un geste, ni un murmure de refus.

    Pendant ce temps les  12 soldats qui étaient chargés de ce triste travail se sont mis à 6 pas comptés d’avance par un adjudant commandant le peloton d’exécution. Puis après lui avoir attaché les mains au poteau et nous avoir fait mettre au présentez-armes, nous avons entendu les tristes commandements (joue-feu) ; puis ce pauvre malheureux s’est tordu  et un sergent lui a donné le coup de grâce, une balle de revolver dans la tête. Le major est allé ensuite voir s’il était mort, il a levé la tête comme qui veut le regarder puis plus rien ; le crime était accompli. Ils nous ont ensuite fait défiler devant le cadavre qui cinq minutes auparavant était bien portant et qui est mort en brave.

    Puis à vous pauvres on vous dit que le moral est excellent mais on ne vous dit pas que chaque jour ou presque dans chaque division (en juillet  1915) il y en a plus de vingt qui passent le conseil de guerre, mais ils ne sont pas tous condamnés à mort (même si les condamnés à mort dans 98% des cas sont totalement innocents voir la suite de cet article).

    On vous dit aussi « le soldat est bien nourri sur le front, il a de tout de reste », ce n’est pas difficile car ce que nous l’on nous donne est immangeable. Aussi souvent nous la sautons et dernièrement après que l’on nous a servi une soupe que les chiens n’auraient pas mangée j’ai demandé une ceinture, on voulait me foutre dedans. Heureusement qu’avec le colis que nous recevons tous, nous pouvons presque vivre. Je termine en t’embrassant mille fois ainsi qu’aux gosses et à toute la famille. Le bonjour aux voisins et amis.

    Ton mari Marcel (*) le  31 juillet 1915

    (*) Marcel Garrigues avait  31  ans en  1914. Il a été tué le 12 décembre  1915 par une balle perdue. Son fils Armand fut tué en déportation 25 ans plus tard, dénoncé par la Gestapo.

    Sa lettre illustre un des cas parmi les 750 fusillés pour l’exemple dont la grande muette tait encore de nos jours le mal des familles endeuillées, l’arbitraire des conseils de guerre spéciaux qui furent vécus comme des tribunaux révolutionnaires en 1794 sans recours ! Des tribunaux qui furent prescrits par Joffre afin d’occulter les carences de l’Etat-Major en 1914/15 et puis après bien entendu.  Je me suis battu pour Jean-Julien Chapelant totalement innocent et conscient au départ comme je l’ai démontré  en plus de  300 pages… Il n’a pas déserté bien au contraire, aucun code militaire ne pouvait s’appliquer ! Pourquoi lui avoir monté une cabale (Lemoël, Gaube et le lieutenant-colonel Didier) ? Si ce n’est l’orgueil et l’appât des galons !

    Devant les faits et arguments dévoilés de son assassinat et les circonstances vécues de fusiller un agonisant sur un brancard ce fut déjà lamentable. On m’a suivi au niveau ministériel en 2012.  Mieux, son cas avait servi de scénario au film « Les sentiers de la gloire » de Stanley Kubrick avec Kird Douglas. Jean-Julien a été exécuté sur ordre d’un lieutenant-colonel enivré (voir tous les témoignages) qui avait  peur d’entendre des vérités sur son commandement, mais il servait les intérêts d’un petit lieutenant prétentieux Lemoël sorti de St-Cyr comme lui, imbu de sa personne qui a voulu s’attribuer un fait d’arme qui incombait à Chapelant qui le méritait et non au Commandant qui tout en s’abreuvant au château des Loges, recevra la légion d’honneur. Le même commandant, président du tribunal, qui jugea Chapelant en 2 heures et demandera la peine de mort sous la pression du lieutenant- colonel. Pour ce service rendu, il deviendra par la suite colonel du  98 R.I mais ne pourra pas dans la foulée rédiger le journal de marche (qu’après d’énormes censures, voir tous les détails dans mon ouvrage). Le lieutenant-colonel Didier (devenu général) sera limogé, réhabilité malgré un abandon de poste ; puis muté à Salonique, cultiver des salades avec tous les officiers de sa trempe. A la fin de la guerre, il quittera la France pour Oran pour se mettre au vert. Mieux, la commission chargée de réhabiliter Chapelant en 1934 excusera le général de ne pouvoir assister à l’audience alors qu’il était mort depuis deux ans. C’est encore une honte !

     

    En cette fin des commémorations de la Grande guerre où la France va encore passer pour « une nation d’opérette » comme à Amiens dernièrement, la seule en Europe qui n’a pas reconnu «  Tous ses fusillés morts pour la France » comme l’Allemagne ou l’Angleterre. Le jeune Emmanuel Macron « européen de fraîche date » devrait comprendre que l’Europe ne peut exister sans ces reconnaissances de la part de la France.

    Alors pour Chapelant, où en sommes-nous en septembre  2018 ?

    -        Chapelant à une belle stèle que mes amis de l’Oise ont élevé depuis mai 2011 au bois des Loges sur l’aire réservée aux poilus décédés autour bois des Loges sur un terrain cédé par la commune de Crapeaumesnil depuis le  25 11 2006.

    -        J’ai publié un ouvrage en 2009 où j’avais dénoncé cet assassinat des cours martiales dans un ouvrage appelé Revivre les années folles. Après mes différentes enquêtes qui ont duré 7 ans dans un premier temps et conclusions transmises à qui de droit à Paris dès juin 2012, il a été reconnu Mort la France le  9 novembre de la même année.

    -         Ayant convaincu les autorités nationales, régionale et communale, une stèle a été inaugurée sur le lieu même de son exécution aux Loges à Beuvraignes 100 ans jour pour jour après son exécution lamentable, le 11 octobre 2014 en  limite des Bois des Loges (pire en souffrance que celle précitée. Le 98ème RI prévenu était en révolte et même menacé par le lieutenant-colonel enragé, le défilé devant le fusillé pas eu lieu).  Etaient présents en 2012, la Préfète de Région, le Contrôleur général des Armées Serge Barcellini aujourd’hui Président Général du Souvenir Français, des Maires des communes autour du Bois des Loges de l’Oise (60),  des représentants d’Amiens et Michel Monard maire de Beuvraignes (80).

    -        Après l’inauguration d’une salle aux Invalides où j’étais invité on me suggéra de publier mes enquêtes ; ce sera chose faite en 2015. J’ai publié un pavé sur Chapelant, préfacé par Serge Barcellini (voir photo) dans lequel je donnais des pistes indiquant le lieu présumé du corps de Chapelant à Conchy-les-Pots et non à Ampuis comme l’indique Philippe Puccini dans son ouvrage qui ne strictement rien de précis à cette région ; qui survole le dossier chapelant et profite dans son ouvrage « En Avant Capitaine » de valoriser le lieutenant (Le Moël). C’était son droit, mais pas celui de noircir Chapelant. Un tissu de vantardise selon ses notes où ce dernier n’a d’ailleurs été Capitaine de son vivant. Il a ni plus ni moins trahi la vérité de cette affaire à la demande du chef du régiment…

    -        Par contre Lemoël savait pertinemment où se trouvait Chapelant puisqu’il s’est rendu à Conchy-les-Pots 2 jours par semaine pour y faire du cheval et se goinfrer durant 4 mois après l’exécution, alors que les Poilus du 98ème se faisaient canarder au Bois-des-Loges ; alors qu’il souffrait lui dit-il, de trop manger ; alors que les Poilus qu’il encadrait, enduraient la faim et le froid dans les tranchées du Bois des Loges… (lisez son ouvrage et le mien attentivement et vous comprendrez le sens de mes propos).

    -        Depuis la sortie de mon ouvrage, j’ai recueilli d’autres témoignages et des photos qui apportent des preuves complémentaires, encore de l’eau à mon moulin. En déplaise à certains, l’affaire chapelant est un vrai scandale.

    -        En 2017 la commune de Beauvraignes et mes amis (*) fleurissent toujours la stèle et un synoptique  routier officiel indique maintenant la stèle du Bois des Loges.

    -        En décembre 2017, le souvenir français avait accepté le principe d’identifier  le corps de Chapelant dans l’angle du cimetière communal complètement dénudé de tout (comme par hasard). Tous les sujets ont été abordés entre personnes compétentes, tous les organismes concernés à contacter au cas où, les autorisations, les coûts, le transfert éventuel après les tests ADN.

    -        Restait à valider l’opération sur place à Conchy ce qui a été fait le 3 mars 2018 en mairie de Conchy-les-Pots  et sur le lieu présumé.

    -        Le samedi 13 octobre à Crapeaumesnil une commémoration s’est tenu en présence de mes amis Bernard Floret, Michel Dufour et Daniel Lanvin,  entourés des 3 maires de l’Oise limitrophes du Bois des Loges  Canny-sur-Matz, Crapeaumesnil et Fresnières où les poilus et Chapelant furent nommés.

    -        Je ne veux pas m’appesantir aujourd’hui sur les retards de l’opération d’identification dont je connais les tenants et les aboutissants, seul comptera le résultat et le symbole que ce jeune lieutenant porte encore.  Je l’ai dit et écris dans mon ouvrage : l’affaire Chapelant est une autre affaire Dreyfus en somme qui perturbe encore en 2018 quelques esprits chagrins complètement déconnectés des affres  de la Grande guerre et des souffrances que ces hommes ont vécu. Ils ne se sont pas sacrifiés pour rien mais pour que leurs descendants restent libres.                                                                                                                                                                                                      Christian Rollat

     

     

    (*) Si chapelant est dans l’emplacement indiqué et si ses restes comme je présume sont encore identifiables, le bas des jambes (gros os jusqu’au bassin) peuvent déterminer la gravité de ses blessures, le sens des impacts des balles et dans ce cas valider son innocence totale. Je parle des blessures initiales lors de son évasion.

     

    Dans son journal, à la date du 11 octobre 1914, Claude Lestrade mentionne le cas de Julien Chapelant.

    1 J 1907 (jpg - 7507 Ko)

    Journal de Lestrade 11 octobre 1914. 1 J 1907.


    « J’allais me coucher lorsqu’arrive l’ordre d’aller aux Loges pour la 1ère heure car on doit fusiller le lieutenant Chapelant. Je pars immédiatement (…) Je passe à Conchy chercher le Saint-Sacrement. (…) Nous arrivons vers 1h et 1/2, l’ordre d’exécution arrive qq instants après. (..) Il faut attendre, il semble que toutes les pièces ne sont pas prêtes. J’attends donc, je téléphone au général de Brigade, il n’y a rien à faire, ainsi qu’à l’État-major où j’ai passé. Enfin, Chapelant arrive à 9h20. On le dépose sur un brancard, à terre, sous un arbre. Je le vois, lui donne le Saint-Sacrement. Il demande à écrire à sa famille, à voir son défenseur. On lui refuse tout. Il fait son sacrifice pour Dieu et pour la France. On lui prononce la sentence, on lui bande les yeux, on l’attache à son brancard et on le porte au lieu d’exécution dans le champ voisin de la 1ère maison des Loges à gauche. On appuie le brancard contre un arbre desséché et on fait feu … on l’achève d’un coup de revolver à la tempe… Son dernier baiser avait été pour le crucifix !! Je pars, éclatant en sanglots. Je quitte étole et surplis et je pars après avoir béni le corps dans la fosse. »

    Quelques jours auparavant, le 7 octobre précisément, l’aumônier a noté que « l’on craint une attaque des Allemands, car hélas, une 40aine des nôtres se sont rendus à l’ennemi et l’on craint qu’il y ait par eux des informations néfastes. C’est l’avis du colonel Didier du 98 que je rencontre avec le drapeau. »

    Le 10 octobre, son journal mentionne qu’il a rencontré Chapelant « qui passe au conseil de guerre. »


    Le témoignage du brancardier Sabatier fait état, en effet, de l’aumônier, particulièrement ému, pleurant, et qui aurait dit « on vient de fusiller un innocent. » Un lettre du brancardier Coutisson corrobore cette déclaration et mentionne que l’aumônier est intervenu pour obtenir la grâce du condamné. M. Perroudon, avoué à Saint-Étienne, dans une lettre du 15 mars 1920, rapporte une conversation avec Lestrade au cours de laquelle l’abbé lui aurait dit, qu’à ses yeux, « le colonel Didier se serait mal comporté » et qu’il n’avait jamais assisté auparavant à un « aussi pénible spectacle. »


    Par ses courriers, le témoignage deClaude Lestrade figure au dossier de la demande de révision du procès de Chapelant. Une lettre figurant dans ses papiers personnels, adressée au général Didier, indique : « je viens de parcourir votre carnet de guerre (…) je ne trouve pas d’inexactitude à votre carnet de route et si je le compare avec le mien, j’y vois l’accord de la vérité. Ainsi, le mercredi 7 ayant appris qu’une attaque avait lieu (…) j’arrivais au bois des Loges vers midi et je me souviens très bien que vous quittiez à ce moment la maisonnette pour vous retirer avec le drapeau (…) Je vous félicitais du succès du combat matinal et vous me répondîtes « oui mais une 40aine des nôtres se sont rendus à l’ennemi. Ils vont l’informer de nos positions, gare à nous. » Vint l’affaire Chapelant qu’évidemment, j’ai toujours regretté et vous aussi. Je le vis vendredi 9 dans la soirée (…) Je le revis le lendemain samedi au poste de secours du 98. C’était après le jugement, il était étendu sur son brancard et écrivait quelques notes. Mes yeux lurent sur son papier ces mots « j’étais affolée… » (…) Le lendemain, je passais à la division pour implorer grâce pour Chapelant, mais je ne pus voir le général Demange. J’arrivais vers 1h1/2 du matin au bois des Loges, je trouvais (…) le commandant Gaube qui fut tout étonné d’apprendre que Chapelant allait être exécuté. (…) Vous étiez couché mon Colonel, dans un abri (…). Mon rôle d’aumônier étant celui d’implorer miséricorde, j’allais vous trouver vers 2h ou 3h du matin. À mes supplications, vous répondîtes que votre conscience vous approuvait (…). J’ajoutai « il est possible que votre conscience vous approuve, mais je crains que la France ne vous approuve pas. » Je téléphonais sur le matin au colonel Pentel, commandant de la Brigade, il me répondit que j’étais dans mon rôle d’implorer miséricorde  (…) mais que je devais laisser la justice suivre son cours. Ne pouvant rien, j’attendais Chapelant qui se prépara à mourir en brave et en véritable chrétien. Vous me permîtes de le voir dehors, sous un  arbre 5 à 10 minutes environ. Il se confessa, reçut le saint-viatique et dit à tous les assistants : « j’ai commis une faute. Je l’expierai. » Et de fait, il montra un courage admirable dans la mort. Je ne pus évidemment retenir mes larmes, même mes sanglots en voyant un Français tomber sous les balles des Français !! » S’ensuit dans la lettre, son opinion (favorable) sur le colonel lui-même (accusé d’alcoolisme) et son comportement lié à l’affaire.

     

    06 Oct 2018

    Christian Rollat approuve pleinement le poème de son ami Eric Viot concernant les fusillés pour l'Exemple

    Et je pense que tu as été très gentil vis à vis d'un jeune président qui n'a aucun ressenti ni reconnaissance pour ceux de la Grande Guerre... Trop c'est trop, il ne faut pas qu'il prenne  les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages ...  A part la guerre des boutons où il a du jouer le rôle de P'tit gibus je pense que ses pensées s'arrêtent ici. Les députés actuels me font penser eux aux parlementaires de  1792 qui ont avalé toutes les couleuvres pour se faire bien voir et qui dès le début de  1793 ont commencé à remplir les charrettes à Samson.  Ils l'ont bien cherché et Macron les passera à la SAINTE -GUILLOTINE LE MOMENT VENU chacun à leur pour service rendu au prince. Qu'ils ne comptent pas alors sur les sans-culottes pour les sauver de la prison...

    Monsieur le président,

    Vous êtes en train de commémorer
    Les massacres du siècle dernier
    Les ouvriers envoyés par milliers
    Mourir au fond des tranchées.

    Ils n’étaient pas militaires
    Les paysans arrachés à leurs terres
    Les enfants arrachés à leurs mères
    Par la mitraille de vos compères.

    Des gosses d’à peine plus de vingt ans
    Sacrifiés pendant ces quatre ans
    Abandonnés de nos gouvernants 
    Au nom du capital d’antan.

    Mais vous refusez de réhabiliter
    Ces martyrs du siècle dernier
    Ceux qui n’étaient qu’une poignée
    Que des généraux ont fait fusiller.

    Ils n’étaient pas militaires
    Les paysans arrachés à leurs terres
    Les enfants arrachés à leurs mères
    Par la mitraille de leurs frères.

    Des gosses d’à peine plus de vingt ans
    Qui faiblirent l’espace d’un instant
    Et furent exécutés rapidement
    Au nom d’une justice d’antan.

    Monsieur le président,

    Vous êtes en train de commémorer
    Les massacres du siècle dernier
    Alors n’oubliez pas ces fusillés
    Qui ne sont pas morts au fond des tranchées.

    Eric Viot

    10 Avr 2018
    Admin · 846 vues · 1 commentaire

    Commémoration de la grande guerre Combats entre 27 mars et 2 avril 1918 dans l'OISE et la Somme





    Un souvenir qui ne s'oublie pas ... à Beuvraignes et à Crapeaumesnil


    29 Mar 2018

    Les bons souvenirs en ce début d'année 2018 ça ne gâte pas ...




    03 Jan 2018

    Christian Rollat vous souhaite de bonnes fêtes, une année 2018 pleine de nouveautés historiques et la santé

    Je rassure tous ceux qui suivent mes publications que je ne baisse pas les bras bien au contraire dans ma motivation envers la réhabilitation du poilu Jean-Julien Chapelant je me donne un mois soit jusqu'au 31 janvier 2018 pour apercevoir la fin du tunnel ... sinon je publierais des informations sans aucun état d'âme... 

    Hormis cela j'ai repris la plume après une année difficile pour ma santé en 2017... si tout va normalement je pourrais publier mon  9 ème ouvrage historique cette fois sur la Révolution et plus particulièrement sur la TERREUR avec quelques surprises... En attendant quelques bons souvenirs ci-après


    31 Déc 2017
    Admin · 1300 vues · 1 commentaire

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